Femme non rééducable


JPEG - 12.5 ko de Stéfano Massini, Piétro Pizzuti (trad.)

Par Boréale’s, Chartres de Bretagne (35)

La pièce est un mémorandum sur Anna Politkovskaia, journaliste russe connue pour ses articles sur la Tchétchénie entre 2000 et 2006 année de sa mort. On suit dans la pièce ses différents articles et conférences jusqu’à sa mort le 7 octobre 2006 assassinée.

JPEG - 5 ko

Ecoutille déconfinée : Vendredi 22 mai 2020, 19h00.

Prêtez l’oreille à Boréale’s

Par un simple appel téléphonique, rejoignez d’autres auditeurs et retrouvez les comédiens, pour un extrait sonore de spectacle d’une dizaine de minutes, interprété en direct.

Réservations

JPEG - 37.8 ko Découvrir la bande annonce en cliquant sur l’affiche !

Boréale’s, Chartre-de-bretagne (35), développe, à la manière d’un collectif de théâtre, toutes formes d’expression artistique autour de la pratique du théâtre en amateur. Avec son groupe d’improvisation et ses trois projets en création actuellement, Boréale’s joue essentiellement en Bretagne mais voyage aussi en terre inconnue !

https://boreales.jimdofree.com/


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lundi 25 mai 2020 à 10h20 - par  Daniel

Alors, à 19h, je suis assise dans mon atelier, porte fermée. J’écoute une musique, un certain temps. Je comprends que je suis dans une antichambre. Cette fois-ci, ce ne sera pas Orange, Edf que j’essaye de joindre mais des comédiens. C’est nouveau, curieux. Une voix me guide, comme lorsque je tombe sur un répondeur, mais la consigne diffère : je ne dois pas parler mais éteindre mon micro. J’ai en main mon nouveau téléphone DECT Gigaset, je ne sais pas comment enlever le micro. Est-ce que je le dis ? Non, je me tais et choisis de ne pas mettre le haut-parleur. Je serai très discrète. J’ai bien fait de racheter un téléphone DECT avec un DAS très peu élevé, ainsi je peux continuer cette expérience, sereine.

Cela commence. Mon DECT Gigaset me restitue de manière très froide la voix de la personne qui présente le contexte de la séquence. Je me rends compte que cela rend la chose un peu soporifique. Et bien, puisqu’il en est ainsi, je décide de m’allonger. Oh ! c’est tout une affaire de se déplacer sans que les tissus ne se froissent trop bruyamment. J’ai perdu contact avec la voix dans le téléphone mais yeux clos, maintenant, je savoure. Ça y est, on rentre dans le sujet, j’entends la journaliste interroger ce jeune soldat ; j’écoute l’histoire mais mon esprit vagabonde encore « ah ! comme cela doit être étrange pour les comédiens, ils doivent téléphoner chacun de chez eux » ou encore « ce n’est pas du théâtre, il manque l’énergie, le corps énergétique » puis l’histoire que l’on me raconte prend toute la place. C’est comme si j’écoutais derrière le mur où se tient l’entretien entre la journaliste et le soldat, comme si j’avais un échange téléphonique avec cette journaliste, comme lorsque je lis L’Homme Rouge de Svetlana Alexievitch… Je suis bien, j’imagine, je suis transportée dans un ailleurs.

Il y a un silence, j’entends des applaudissements. Je me relève, dépose mon téléphone au sol, frappe dans les mains – ce rituel m’apparaît très étrange dans cette situation mais je m’y plie de bonne grâce -.
Est-ce que cela a marché ? Et bien personnellement, oui. Malgré la distance, l’absence des corps, j’ai reçu ce quelque chose que vous souhaitiez nous donner, un bout d’histoire, un bout de drame, un bout du monde.

Merci à vous de nous avoir fait ce cadeau.

J’aimerais bien, si c’est possible, que vous partagiez votre ressenti de comédien.ne, de troupe.

En vous souhaitant le meilleur,

Karine Le Guillou

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